dimanche 25 septembre 2016

Vol à raz du sol !

Une sortie technique sur le piémont près de Lourdes ; tout le vol à raz par terre ; un vol à la Pierre ! On ne voit pas le temps passer car il faut luter en permanence.

L'idée était de découvrir un nouveau déco près du Hautacam. L'endroit est très beau et sauvage. C'est sympa. On était entre copain, cela fait du bien !


Le déco est derrière le mont, au-dessus de Gazost.

Thierry en vol ; quand je dis qu'on a volé raz par terre c'est pour de vrai ! Passage d'un col avec juste ce qu'il faut.

Là on ressort en face sud sous le vent d'Est ; tonique !

Retour dans le val d'Azun après avoir fait un point bas à 139m sol près d'Argelès...



dimanche 28 août 2016

Reprise des activités fin Août.

Petit vol de reprise au Pays Basque lors d'une belle journée de vol.



Quelques jours de vacances en Charentes Maritime ; entre estuaire de la Gironde et Ile de Ré.








mercredi 13 juillet 2016

Championnats de France de Parapente 2016

Cette année les Championnats de France se déroulaient à Val Louron dans les Pyrénées.

Je publie mon billet avec pas mal de retard depuis cet événement, mais j'ai eu des soucis de santé qui m'ont quelque peu éloigné de toute communication liée au parapente...

C'est toujours sympa d'avoir ce type d'épreuve si près de la maison. Les derniers Championnats de France à Val Louron avaient déjà eut lieu en 2009, mais je n'avais pas été qualifié à l'époque. Par contre depuis j'avais participé à Val Louron à une pré-coupe du monde en 2012 ainsi qu'à une manche de Coupe du Monde en 2013. Autant à l'époque j'avais bien réussit lors de la pré coupe du monde en me classant 9ième, autant j'avais gardé un mauvais souvenir de la coupe du Monde en 2013 avec une décevante 65ième place. Jamais pendant cette compétition j'avais été dans le bon rythme, cette semaine là m'avait paru interminable...

Là cette année la préparation de ce Championnat a été calamiteuse, avec une météo catastrophique, surtout les WE, empêchant d'avoir du volume de vol suffisant pour arriver sur cet événement préparé comme il se doit.
Et le seul jour de préparation que j'ai fait à Val Louron en mai, je l'ai "vendangé" en passant du temps à la "ratière" au-dessus de Saint Lary, sans même jamais pouvoir m'en extraire. Ce vol devait servir à démystifier cette fameuse "ratière" qui m'avait causé tant de soucis lors de la Coupe du Monde de 2013, et bien s'est gagné, j'aborde ce Championnat de France avec un gros stress lié à cette zone de vol... La "ratière est le surnom que l'on donne à une combe qui permet de rallier la vallée de Saint Lary à celle de Val Louron, ce retour étant toujours très problématique. Pourvu que l'histoire ne se répète pas et que je ne loupe pas ce Championnat en restant pendant des heures à galérer sur la "ratière" au retour de Saint-Lary...

Vu ma préparation, j'arrive donc à Val Louron avec aucun objectif sportif, sauf celui de faire ce que sais faire en vol et de voler le mieux possible mais totalement affranchis de l'ambiance "compétition". Sans aucun stress, aucune pression, juste la motivation de passer du temps en vol, me faire plaisir, voyager dans nos belles montagnes qui me manquent beaucoup cette année. Belle motivation, non ?

Manche 1 : je sens la journée compliquée, et avant même de décoller, vu le parcours proposé et le potentiel de la journée que je sens très faible, je me dis qu'il faudra voler au frein à main. Bonne pioche, j'avais vu juste... Contrairement à mes habitudes, je décolle même dans les derniers, je sens qu'il faudra voler lentement, rester haut. Lors d'un petit briefing avec des pilotes Réunionnais avant la manche, je leur explique que le plus dur toute la journée sera d'arriver à passer par dessus chaque crête après chaque traversée de vallée. Et pour cela il faudra voler à finesse max, avec comme seul objectif de raccrocher les crêtes par le haut, quitte à perdre 1 ou 2 minutes dans une traversée de vallée, mais pour au final gagner des dizaines de minutes, voire des heures...

Au start.


Et j'ai appliqué cela durant tout le vol, et surtout quand un voile épais met toutes la vallée de Luchon à l'ombre. Avec du recul je suis impressionné que l'on ait pu parcourir autant de distance pendant toute la période où le voile était si épais ; c'est hallucinant.

Le ciel est bien gris... et tout est à l'ombre.

Au loin Luchon.

Superbagnères.

En fin de manche quand je passe sur Val Louron avant d'aller faire le dernier tour à Saint Lary, je suis surpris de ne voir personne posé.
Arrivé à Saint Lary et le cylindre des points temps passé, il faut maintenant rentrer à Val Louron pour passer le goal. Et là cela semble compliqué, comme toujours. Nous nous retrouvons avec les seuls pilotes à boucler (sauf Jonathan Marin qui vient de rentrer sur Val Louron) à zoner à Ens. Là on sait que l'on peut y passer la soirée sans jamais en sortir...


Clément Hoelter de la Réunion, devant l'Arbizon, qui fait un très beau Championnat de France en se classant 8ième au général.

La seule solution, je la connais, c'est de passer par ... la "ratière" ! Ça y'est, le verdict approche. Comment je vais négocier la sortie par la "ratière"... Je n'ose à peine y penser. Mais je reste confiant, très calme, très concentré et sans aucune pression. Je vais aller à la "ratière", je vais faire ce que je sais faire, et cela va passer...
Donc de Ens, direction les pentes ouest de la "ratière", avec un petit passage en force du verrou face au vent ; j'arrive très très bas et là cela ne monte pas top, alors je vais jusqu'à la pointe la plus au nord de la "ratière", limite sous le vent, et si elle veut de moi, cela marchera. Et là bingo ! Je n'ose pas y croire, le thermique est puissant, et au fur et à mesure que je vois le relief d'éloigner sous mes pieds, je revis, je suis en train de démystifier la"ratière", ma "ratière" qui m'aura hanté pendant si longtemps. Rarement je n'ai eu un tel sentiment de soulagement, et en plus de voir mes compagnons s'extraire comme moi juste après, le bonheur. Et je suis heureux aussi pour ceux qui sont venus me remercier au goal de leur avoir montré le passage. Un beau moment de partage.

Au goal. Merci Roland Wacogne pour les photos.



Manche 2 : une belle manche technique et ambitieuse. C'est pour vivre ce genre de parcours que je fais de la compétition, car cela oblige à avoir une vision plus large et bien plus ambitieuse que lors de vol en solitaire.

La colonne thermique est bien visible !





Une belle idée de nous envoyer vers Campan, en passant au pied du Pic du Midi de Bigorre.

Là on chemine au nord de la réserve naturelle du Néouvielle, avec le sommet du Néouvielle que l'on voit à droite de la photo.


Le Pic du Midi à droite et le Pic des Quatre Termes à gauche.


Lorsque nous sommes arrivés au pied du Pic du Midi, j'étais très ému de me retrouver à enrouler le thermique, lors d'un Championnat de France, avec une si belle machine qu'est l'Icepeak 8, au même endroit où 30 ans plus tôt je commençais à voler en parapente. Car c'est là, dans cette face sud, face au Pic du Midi de Bigorre que je faisais mes 2 premiers vols en parapente, en décollant à ski, le 20 avril 1986. Je pensais à cet adolescent de 15 ans qui volait ce jour là, comment aurait-il pu imaginer ne serait qu'un instant ce qui allait se passer 30 ans plus tard ? Ce moment pour moi a été magique. Les autres compétiteurs devaient penser à la course, à l'enjeu, moi j'étais plongé dans mes souvenirs, nostalgique. D'ailleurs ironie du jour, au décollage juste avant la manche j'ai revu Jacques Helin qui m'avait connu à cette époque là et avec qui nos volions souvent, et que je n'avais pas revu depuis plus de 25 ans ; étonnant cette journée tout de même.

Le retour du Pic a été compliqué, il fallait là aussi s'appliquer à voler au bon rythme.
Et de nouveau un passage par la "ratière", définitivement réconciliée avec moi, et qui m'a offert une sortie tonitruante, dans un thermique tonique et festif ; la fanfare, c'était la fête !

Une fin de manche classique, par les hauts sommets entre Cap de Pales, Céciré et Pic du Lion, le tout parsemé de thermiques étroits et sur puissant, comme rarement vu à ces endroits là.


Manche 3 et dernière manche : passage sur Arbas. Beaucoup d’inquiétude de la part des organisateurs pour envoyer en vol 120 pilotes depuis ce site où ne décolle qu'un pilote à la fois. Pour éviter la galère et surtout fuir la chaleur du décollage, je suis le 1er de la manche ce coup ci à décoller. Je suis ensuite allé me mettre à l'abri, en attente du côté de la Husse, à moitié ensuqué par la chaleur et la fatigue, et j'ai ainsi attendu près de 2h en rêvassant.
Ensuite on a vécu une manche complexe, dans du tout petit, en guettant la moindre respiration de la masse d'air qui arrivait à s'extraire de la fournaise, fournaise qui écrasait tout au sol. Nous sommes arrivés à traverser la Garonne, par contre un importante zone à l'ombre à posé tous les pilotes encore en vol dans la même zone ; sur cette manche il n'y avait rien à gagner, mais beaucoup à perdre.

Au final, ben c'est pas si mal. Je fais mon meilleur classement à un Championnat de France, en finissant 6ième au général. Content car cela m'ouvre les portes des Coupes du Monde pour l'année prochaine, en tout cas celles que j'aurais envie de faire. J'aurais le choix sans soucis.

Je remercie du fond du cœur ceux qui m'ont soutenu pendant les Championnats de France, mais aussi ceux qui étaient là dans la période qui a suivit. Un grand merci à eux, ils se reconnaîtront.

Par contre pour moi la saison s'arrête là, je dois me soigner pour revenir en forme en 2017.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

lundi 16 mai 2016

WE de Pentecôte en plaine

Dimanche : après une journée bien froide, le soleil revient ; les conditions sont prometteuses.
Par contre la tendance est très nord, alors Antoine me propose une route originale, histoire d'aller jeter un œil du côté du Gers ! Au départ de la Dordogne, je suis septique ! Je pense que plus au sud le vent sera orienté ouest ou nord-ouest et cela limitera nos déplacements en bordure de la TMA de Toulouse.

J'hésite longuement au déco avant de choisir ma route, mais vu l'expérience d'Antoine en la matière, je me dis que s'il propose un tel parcours, c'est que c'est sans doute une occasion à ne pas manquer...

La sortie d'Aubas se passe comme dans les livres ; en quelques minutes nous sommes au plaf avec Antoine et Thierry. Par contre les plafs sont annoncés relativement bas. A voir si cela suffira à voler longtemps.

On devine le déco d'Aubas : la trouée dans la forêt en bas à droite de la photo.

Vers 13h on plafonne à 1400m maxi ; Là il fait 3,6°C.

Rien que pour vivre ces moments là, pour rien je ne cesserais de prendre mon envol...

Au 15ième Km gros pépin pour moi : mon instrument de vol tombe en panne : plus aucune info sur les espaces aériens, plus de balises à suivre, plus d'infos sur le vol ; je suis perdu dans le ciel !!! Surtout que je sais que la journée de vol nous amènera à voler près de la centrale nucléaire de Golfech.
Alors il ne me reste plus qu'une solution : suivre Antoine et si je le perds, aller poser.

L'arrivée près de la Garonne : les cultures changent ; les plafonds baissent à nouveau vers 1400m après avoir montés un peu sur la partie sud du Lot. La température monte à 8,6°C au plaf.
 
 Les cultures d'arbres fruitiers, de fraises, d'asperges dans le Tarn et Garonne.


 On se rapproche de la centrale de Golfech.

En zoomant un peu on voit bien la centrale en arrière plan d'Antoine. Mais nous respectons parfaitement les espaces aériens contrôlés. Ce n'est pas le moment d'aller jouer près d'une centrale alors que la France est en état d'urgence !!!
Là où nous passons il y a du monde car c'est une zone de passage autorisée : des planeurs, des petits avions. Mais ils ont dû être surpris de voir 2 parapente par là ; pas habituel !

Le passage de la Garonne. Un super moment en partant près de Brives la Gaillarde. C'est un grand moment que je ne pensais jamais vivre dans ma vie de parapentiste. Merci Antoine pour ta fabuleuse idée. Belle analyse.
Au final 124 Km au départ d'Aubas.
Thierry pose près de Caussade !
Une superbe journée de vol partagée avec Antoine Cabiac. Un superbe partage de notre passion. Les mêmes moments de plaisir et de partage comme avec Eric l'année dernière lors de notre triangle FAI record.



Lundi : départ depuis le Roc près de Souillac.
Pas mal de monde au déco, que de bons crosseurs de la région. Le ciel est au rendez-vous, y'aura du monde au-delà des 100 Km.


On est prêts ! Avec Olivier et Antoine. Merci à Thierry notre photographe !

Sortie du Roc avec vue sur Souillac.
Je sors seul car Antoine tarde un peu à s'extraire. Je volerais seul pendant tout le vol.
J'ai un plan de vol différent de tous les autres pilotes présents ce jour là ; je souhaite partir très sud et aller jusqu'à Caussade avant de bifurquer vers le Tarn.
J'ai suivi l'autoroute jusqu'à Caussade.

La portion Le Roc - Caussade se fera très bien, avec aucun point bas, une bonne vitesse de vol. Les plafs sont meilleurs que la veille avec 1800m environ et 2,3°C au plaf. Une masse d'air fabuleuse sur cette partie là ; un régal.

Mais dès que je passe le camp militaire de Caylus, les conditions changent. La masse d'air change et les conditions deviennent plus compliquées.
Je ne ferais plus le plaf, je zone en basses couches dans du vent et des déclenchements thermiques pas très safe.
Je pose à Cordes sur Ciel sans trop insister pour aller plus loin, j'ai passé les 100 Km pour la 2ième fois en 2 jours et je suis très content.

Ensuite je ferais une récup exceptionnelle car entre stop, train et la gentillesse de M. BOHE, je ne mettrais que 4h pour rallier le champ où je pose près de Cordes sur Ciel et la récup de ma voiture à Tarbes !

Bref une belle sortie de Vol Libre Pays des Gaves !
Olivier fera un superbe vol Lundi en posant près d'Albi.

Et un grand merci à Jean-Marie pour l’hébergement dimanche soir et la navette vers le Roc lundi.

jeudi 5 mai 2016

Petit tour...

Et oui, les années se suivent et ne se ressemblent pas ! L'année dernière le triangle FAI de 111Km, et aujourd'hui un vol avorté bien plus tôt que prévu ! Je n'ai jamais réussit à ressortir de la ratière à Saint Lary ; bloqué par une inversion à 1650m ; du coup je pose là et rentre à pied au déco...
C'est pas grave. La prochaine fois cela ira mieux !


Passage en face nord de l'Arbizon.


La ratière ! Salle bête.

dimanche 27 mars 2016

Baigura - Vallée d'Aspe

Aujourd'hui pas mal de monde pour la navette de 11h pour le Baigura.

La journée s'annonce fumante avec une dérive d'Ouest et plaf à 2000m au Pays Basque. Objectif Lourdes !

Départ de la base de loisir, avec ce magnifique panneau d'information de la Fédération Française de Vol Libre, mais sans oublier Lauburu, la croix Basque !


Juju, Olivier et Thierry : Vol Libre Pays des Gaves en force au Pays Basque !

Au sommet on a attendu pas mal de temps que les conditions se mettent en place. Un vent de Sud Ouest venant perturber la fête.
Thierry nous offre une sortie magistrale, en décollant dans la combe Sud-Ouest, et le voilà satellisé à plus de 2000m au dessus du Baigura, alors que nous sommes tous encore cloués au sol. Bravo l'artiste. Une belle démonstration.

Pour ma part j'avais décidé de patienter, et je ne décolle que vers 15h15, seulement 13h15 heure solaire ; on a changé d'heure, pas de précipitation.

Au déco, merci pour la photo Serge Limouzi.


A la sortie du déco je me fait bien brassé, pas cool du tout. Je pense que je décolle encore trop tôt, alors que le thermique se met à peine en place dans la combe ouest. Visiblement cela a été bien installé quelques minutes plus tard...

Je décide donc d'aller en plaine au nord du Baigura, pas envie de vraquer !

Et au bout d'une longue glissade, je me retrouve à batailler à raz du sol. Sur la photo ci-dessous on peut voir 32 mètres du sol ! Je savais que j'étais presque posé, mais je ne pensais pas si bas !!! Je suis resté calme, en prenant le temps d'exploiter le tout petit dans lequel je me trouvais, et hop c'est repartit. Le point bas de l'année, si ce n'est de ma carrière de parapentiste !


Passage au Sud de Saint Palais vers 1500m.

En cheminement vers Mauléon.

Passage de Larcevau.

Dernière vue sur l'Océan.

Après Mauléon, en direction de Barcus, l'endroit est superbe !

Je ressors d'une forêt en forme de cuvette, près de l'Hopital Saint Blaise. Étonnant.

L'arrivée sur Barcus et au loin Oloron.

Fin du vol à l'entrée de la vallée d'Aspe.

Voilà, on y est !

Un vol technique avec peu de dérive, peu de cum, un départ compliqué, bref un vol formateur et superbe.
La cerise sur le gâteau, se retrouver en fin de vol avec Thierry ; c'est super de pouvoir partager ces moments là.
Et une récup d'enfer, merci à Juju, Olivier et André.