dimanche 16 juillet 2017

Petit tour en Vallée du Louron

Petit tour en Vallée du Louron le WE dernier.
Une belle luminosité ; c'était bien sympa.




Une soirée au top le soir à l'attéro. On venait d'apprendre le titre de Champion du Monde de parapente pour Pierre REMY. Alors on a bu un coup pour fêter sa fantastique victoire.



Attention les brises étaient plutôt fortes en fond de vallée ; les champs sont très jaunes et ils ont été fauchés, du coup il y a pas mal d'instabilité pour aller poser.


vendredi 26 mai 2017

Arbas, ou la conquête de l'Ouest

Tout est dit dans le titre : partir d'Arbas, point assez central dans les Pyrénées et voler le plus loin vers l'Ouest.

Et voilà ce que cela donne après 6h30 passé en vol :


C'est assez sympa de voir que l'on arrive à parcourir 161 Km ; soit 40% de la chaîne des Pyrénées en un seul vol. La limite : ce sera d'atteindre l'Océan Atlantique.

On profite cette année de conditions printanières favorables ; alors il faut profiter de ce que nous offre dame nature. Et pas besoin de vent soutenu pour faire ce genre de vol ; un léger flux d'Est suffit pour voler en sécurité. Car même si c'est la plaine devant nous, on reste tout de même en montagne et le passage des nombreuses vallées devient compliqué avec du vent soutenu.

Hier j'avais décidé de varier la manière d'aller sur le site de vol et pour rentrer après le vol. Car la problématique pour ce type de vol c'est d'y aller en voiture, car une fois posé loin du lieu de décollage, grosse galère pour revenir chercher sa voiture. Aussi j'ai laissé ma voiture à Pau et je suis partit en Blablacar, puis 2 voitures en auto-stop pour relier Arbas. Merci à Jean-Louis pour la navette vers le déco.
Et là une fois au déco cela rajoute un peu de pression que de ce dire, si je ne vole pas assez loin, je vais galérer pour rentrer à Pau ! Alors pas le choix : il faudra s'appliquer en vol et rester concentré.
Et au déco cela s'annonce pas terrible, très chaud et pas forcement très instable ; on ne voyait pas passer beaucoup de cycles thermiques.

Déco très tardif pour espérer aller loin : je décolle à 12h05 et je mets près de 40 minutes pour quitter le bocal d'Arbas. J'ai pris beaucoup de retard sur mon plan de vol (environ 1h30 de retard), aussi je m'applique à optimiser au mieux la suite du vol. C'est pourquoi j'assure un bon plaf au Pic du Gar pour aller rapidement au Mont Sacon ; puis là je suis la route par le sud et la Station de ski de fond de Nistos pour relier plus rapidement le Signal de Bassia en traversant la Vallée d'Aure.
Ensuite entre le Signal de Bassia et Lourdes rien à dire, cela va super facile sans soucis. Je récupère là déjà la moitié de mon retard.
Ensuite point dur au passage de la vallée de Ferrière, dans les basses couches c'est très mou et il fait très chaud. Mais cela repart bien après la vallée d'Ossau avec de nombreux vautours pour marquer les thermiques. Là je suis à nouveau dans mon plan de vol au niveau horaire.
Je passe la vallée d'Aspe et là je sais que la fin de vol sera laborieuse, car plus de cumulus, l'air est très chaud donc il n'y a plus que quelques respirations thermiques isolées.
J'arrive à bien négocier un thermique avec une buse qui me montre sa technique pour décaler au bon moment un thermique qui d'abord est au vent de la montagne et ensuite sous le vent du relief mais assez haut pour voler en sécu ; ensembles on s'extrait d'Arette direction Arguibelle. Gros point bas près de Tardets et ensuite un dernier glide de 13 Km dans un air porteur mais sans thermiques ; du coup je pose au pied du Col d'Osquich.

Ensuite objectif suivant : rentrer à la maison ! Donc auto-stop jusqu'à Mauléon, puis auto-stop jusqu'à Pau.J'ai rencontré des gens formidables et en 3 voitures je rentre de là où j'ai posé à ma voiture au péage de Pau ; et le tout en 1h45 ! Incroyable sachant qu'il y a 1h de route.
Le secret : mon panneau "retour parapente merci !" Tous ceux qui m'ont pris en auto-stop m'ont dit que sans le panneau ils ne se seraient pas arrêté.

Y'a des jours comme ça où c'est bon de crosser en parapente !


Fin de la PWC

Je suis rentré plus tôt de la manche de Coupe du Monde en Savoie.

J'ai eu le sentiment que je n'avais plus envie de suivre ce type de compétitions. Et sans l'envie, le risque est présent car à ce niveau là il faut être à 100% pour limiter les risques.

Depuis quelques mois je me posais la question mais sans pouvoir y apporter de réponses : continuer ou arrêter ? Et au fil du temps je me suis rendu compte que j'étais beaucoup plus à la recherche de vol en solitaire, à mon rythme. Et quand je dis à mon rythme, je ne parle pas seulement du régime de vol pendant la courses. Je veux dire que le jour où je suis super motivé, et à 100% j'irais faire un beau vol, et le jour où je ne le sent pas, et bien je vais me poser et je ferais autre chose. Je ne veux plus me mettre la pression en me disant que si je suis à la compet, je dois aller jusqu'au bout.

Après je reconnais aussi qu'à cette PWC le niveau était extrêmement relevé ; j'étais incapable de suivre la course. Je crois que là ils ont passé un cap et il était temps pour moi de revenir à une pratique "normale".

Par contre je ne garde que de très bons souvenirs des 5 années passées à suivre une partie du circuit coupe du monde. Quelle aventure. C'était magique.
Et j'aurais obtenu ce que je cherchais : découvrir d'autres horizons, dépasser mes limites et faire un bon en avant dans ma vision du vol. J'ai énormément progressé à ce niveau là de la compétition.

Place maintenant aux voyages à travers les Pyrénées au grès de mes envies.

dimanche 23 avril 2017

Hors des sentiers battus

Il y a des vols qui sont le fruit d'une longue maturation, d'une longue réflexion ; des parcours que l'on imagine pendant de longs mois en se demandant si c'est faisable car ce sont des parcours que l'on n'a jamais réalisé, ou que personne n'a réalisé avant soi. On se demande si ce n'est pas trop engagé, si cela le fera. On imagine plein d'options, on calcule encore et encore, on potasse les cartes, puis on se sert de son expérience passé pour avoir la confiance, des heures d'entrainement pour avoir la maîtrise, et puis un jour tous les paramètres sont au rendez vous. On se dit que c'est le bon jour, on y crois et on se lance.
Aujourd'hui était ce jour là.

Au décollage ce matin j'étais tendu, milles excuses à ceux qui me demandaient ce que je voulais faire, mais j'étais dans ma bulle et je n'avais pas trop envie de parler. J'étais tendu car j'avais milles choses qui trottaient dans la tête avant de décoller.

Il y a plusieurs jours que je pistais cette journée pour réaliser ce vol, journée qui nécessitait d'avoir beaucoup de paramètres réunis : un piémont actif avec de bons plafs pour passer derrière le Cagire, une montagne bien allumée mais pas trop pour ne pas tourner à l'orage, et une plaine exploitable. Bref pas simple.


Le début de vol partagé avec Philou et Olivier.

Après avoir passé le Portet d'Aspet la sortie salvatrice au-dessus du village de Portet d'Aspet.
Pas simple de sortir de là, mais une fois dans la confluence entre les 2 vallées, d'Aspet d'un côté et de celle de issue de Moulis, c'était gagné pour aller assez facilement rejoindre l'entrée de la vallée Bethmale. Après restaient beaucoup interrogations pour la suite du vol.

Je quitte la vallée d'Aspet, très boisée !!!


Loin au fond on devine la dent acérée du Mont Valier, Seigneur du Couserans. L'objectif semble loin, mais j'y crois !

Le bocal d'Arbas, avec une vue assez inhabituelle.

La remontée de la Vallée de Bethmale et le très caractéristique Col de la Core.

Quelques instants plus tard, vu de l'étage supérieur ; là je pénètre dans un endroit sublime et sauvage.

Le Mont Valier est à portée de main. Y'a plus qu'à !

En approche.


Le sommet. Je ne passe pas sur le sommet car là c'est enneigé et cela ne monte pas. Mais je suis si heureux d'être perché là. Avant ce passage près du sommet j'avais déjà décollé 2 fois du sommet. C'était il y a pas mal de temps...


Face Nord Ouest du Mont Valier.

Un peu plus tard dans l'après midi près de Salies du Salat, je vois encore le Mont Valier et j'ai du mal à imaginer que j'arrive de là-bas !

Voilà un parcours qui restera longtemps gravé dans ma mémoire.
Un souvenir hors norme.



dimanche 19 mars 2017

Petit Tour au Pays Basque

Belle petite après midi de vol au Baigura ; à peine plus de 1000m de plaf mais de quoi jouer sur un petit triangle de 30 bornes bien sympa.

Avec Jean-Michel au Pas de Rolland.



samedi 18 mars 2017

Vallée de Gripp

On parle souvent de la Vallée de Campan, mais en fait j'ai fait un tour hier en vol dans la Vallée de Gripp.

Superbe vallée glacière (glacier du Pic du Midi) avec sa moraine caractéristique.


C'était un vol au départ de Val Louron.


Le Pic du Midi avec son couloir nord que l'on avait skié avec Jean Yves il y a quelques années.


Les plafs sur ce secteur étaient mauvais ; sans doute sous l’influence de l'humidité Océanique.
Cela a été compliqué de rentrer à Val Louron. Mais bon c'est fait !

La prochaine fois j'y retourne quand ce sera fumant...